« Sciences de la culture – une perspective du traduire » Doris Bachmann-Medick / Boris Buden

« Doris Bachmann-Medick : D’après ce que j’ai dit au préalable, les sciences de la culture pourraient être comprises comme des sciences du traduire. Il faut entendre cela de manière tout à fait littérale : comme un effort de traduction entre diverses cultures et savoirs en relation avec les sciences de la culture elle-même. En effet, non seulement celles-ci ne sont pas unitaires (Cf. les différences entre Cultural Studies, Sciences de la culture, sciences de l’homme etc.), mais elles sont en outre imprégnées d’hégémonie. En raison de leurs emprunts, avant tout à des incitations théoriques américaines, les cultural turns reposent immanquablement sur de telles hégémonies théoriques. Car il est de fait que ce sont, avant tout, des incitations américaines qui sont prioritairement reçues dans notre pays. Il vaudrait la peine d’entamer une réflexion critique et un contre mouvement sur ce fait que, des incitations de l’analyse culturelle par exemple françaises, espagnoles, d’Europe de l’est et d’autres n’entrent guère en ligne de compte. Un exemple d’une première ébauche d’une telle démarche est la revue franco-allemande Trivium, qui vient juste de paraître, et qui aspire essentiellement à des « regards croisés » entre les deux cultures de savoir. »

source : http://eipcp.net/transversal/0908/bachmannmedick-buden/fr

Doris Bachmann-Medick, Cultural Turns. Neuorientierungen in den Kulturwissenschaften, Reinbek bei Hamburg, Rowohlt 2006, (2ème éd. 2007).

Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC)

  Titre : XXXVe congrès de la SFLGC. Études culturelles: anthropologie culturelle et comparatisme (2010)

  Auteur : Dominguez Leiva, Antonio

Descriptif

« Les études culturelles n’ont pas bonne réputation en France. Au mieux, on les proclame étrangères à la tradition de la recherche universitaire française ; au pire, on les accuse volontiers d’être un instrument du « politiquement correct » américain, qui n’aurait d’autre ambition que de dénoncer l’exploitation ou l’oubli volontaire dont sont victimes les minorités (ethniques ou sexuelles). C’est réduire intentionnellement leur méthode et leurs ambitions, c’est ne vouloir voir que les postcolonial studies et les études féminines, mais c’est aussi négliger ce fait que l’évolution d’ensemble de la recherche en histoire au XXe s. a permis ce développement des études culturelles et, notamment, grâce à la mutation proposée par l’Ecole des Annales en France. Issues d’un colloque rassemblant les comparatistes français, les études proposées ici ont tenté de montrer la variété des territoires et les ambitions impliquées par les études culturelles. Ce panorama s’est voulu international aussi, sans pour autant succomber à l’autocélébration, comme le prouve une présentation du livre volontairement polémique – qui défend, mais aussi critique. Le débat est lancé, des itinéraires sont proposés : pourquoi ne pas les suivre sans préjugé ? »

Table des matières

Faut-il avoir peur des « études culturelles » ? Avant-propos polyphonique. I- Etudes culturelles et problèmes de méthode M. Schmeling – Mémoire (inter)culturelle, mémoire littéraire : aspects d’une théorie comparatiste A. Dominguez – Les défis du comparatisme culturaliste     R. Martin – Interdisciplinarity and the Efficacy of Cultural Studies M. Baschera – La littérature comparée dans la tempête de la mondialisation G. Otte – L’éloquence des choses et la matérialité des mots – « Le livre des passages » comme précurseur des approches culturalistes Y. Malgouzou – A la croisée des chemins disciplinaires : études culturelles et événement F. Greiner – La psychanalyse, le lien social et les fictions littéraires : esquisse d’un modèle interprétatif     P. Monneret – Etudes culturelles, sémiotique des cultures et formes de vie E. Rallo-Ditche – Par-delà nature et culture  et les études culturelles comparatistes. U. Heidmann – Quel apport du comparatisme pour l’étude des cultures ? L’exemple du Petit Chaperon rouge II- Etudes culturelles et pratiques nationales D. R. Shumway – French Theory, English Departments, and Cultural Studies in the U.S. V. Besand – French Theory, mouvements identitaires et pratique romanesque américaine : L’exemple de The Human Stain de Philip Roth J. Poirier – « Convergences parallèles » : la littérature française face aux Cultural Studies A. Chalard-Fillaudeau – La place des études et sciences de la culture en France : Vers un dépassement des résistances M. Cometa – Études culturelles en Italie : un paradigme possible A. Sanz – Littératures entre cultures H. Haberl – Epistémocritique et poétologie du savoir : phénomènes d’un tournant culturel ? F. Toudoire – Cultural studies : cap à l’Est ? G. Fréris – Culture personnelle ou cosmopolitisme multiculturel ? Le cas de Théo Crassas S. Joachim – La citoyenneté culturelle et ses exigences III- Frontières du littéraire F. McIntosh – Cultural Studies et remise en question des frontières     F. Sayer – Penser la culture de masse en littérature comparée J.-C. Laborie – Le récit viatique, carrefour des savoirs A. Bayle – Le texte médical de la Renaissance : un nouvel objet littéraire ? * R. Astruc – Etudier un phénomène qui dépasse le cadre littéraire : grotesque, anthropologie et littérature comparée B. Jongy – Pour une théorie de l’automédialité : état des lieux J. Baetens – Etudes culturelles et « culture visuelle » J.-C. Valtat – Émulation et simulation : La littérature comme médium     D. Aranjo – Droit et littérature * Un erratum sera proposé pour cet article

source: http://gallica.bnf.fr

Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures (CPTC)

Le Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures (CPTC) réunit des chercheurs de quatre disciplines : littérature française, littérature comparée, linguistique française et sciences de l’Antiquité. Son projet scientifique fonde sa cohérence sur les notions de textes, discours, représentations, concepts, cultures, considérés tant dans leurs dimensions critique, stylistique que selon les corrélations sociales, symboliques, culturelles, qui peuvent déterminer une partie de leur sens. Le centre travaille sur quatre axes de recherches principaux :

    • Théâtralité et représentations théâtrales
    • Imitation, création, invention
    • Langage et analogie
    • Études culturelles : extension des domaines et des périodes

veille CPTC

La Revue d’études culturelles :
N°1 –  Erotisme et ordre moral, ss la dir de S. Hubier et A. Dominguez, printemps 2005
N°2 –  Le nain et autres figures de la miniaturisation de l’humain, ss la dir de S. Hubier et A. Dominguez, automne 2006
N°3 – Lecteurs et lectrices : théories et fictions, ss la dir de S. Hubier et A. Trouvé, automne 2007
N°4 – L’automédialité contemporaine, ss la dir de B. Jongy, hiver 2008
N°5 – Cultural studies et comparatisme, ss la dir d’A. Fillaudeau, hiver 2009
N°6 –  Vers un nouveau comparatisme, ss la dir de S. Hubier

Transtext(e)s Transcultures – Journal of global cultural studies

Créée en 2006, Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 est une revue académique tri-lingue. Son objectif est de proposer un forum qui transcende les frontières disciplinaires et spatiales pour des écrivains d’inspiration théorique et des universitaires de la communauté globale. Elle a pour ambition de fournir un espace où imaginer de nouveaux cadres d’explication et de représentation du monde, et à l’intérieur duquel différentes approches disciplinaires et différentes méthodes anti-disciplinaires peuvent s’affronter pour exprimer la complexité et la diversité des histoires et sociétés humaines.
veille Transtext(e)s Transcultures