« L’écrivain, un objet culturel » David Martens, Myriam Watthée-Delmotte (dir.)

L'écrivain, un objet culturelPrésentation de l’éditeur

Comment donne-t-on à voir les écrivains ? Quels aspects sont-ils convoqués et à quelles fins, dans quels types de discours (politique, philosophique, psychologique, religieux…) ? Comment les arts graphiques, la photographie, le cinéma, les performances… contribuent-ils à l’appréhension des auteurs ? Dans quelle mesure et pourquoi une vision particulière d’un écrivain peut-elle, à un moment, s’imposer, disparaître, s’éloigner du discours auctorial ? Quelles sont les formes d’idolâtrie ou d’iconoclasme que les figurations traduisent, et selon quelles axiologies ? C’est à ces interrogations, qui mettent en question ce qu’est la littérature et ce que sont les écrivains, que se consacrent les contributions rassemblées dans le présent ouvrage.

source : http://lectures.revues.org/10264

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« Objets et performances sémiotiques. L’objectivation critique dans les sciences de la culture » François Rastier

Actes du colloque L’homme sémiotique, Namur, 19-21 avril 2010

Résumé :

La réflexion sur l’objet culturel intéresse l’épistémologie des sciences humaines et leur permet de se distinguer tout à la fois de la culturologie et des cultural studies. Elle doit par ailleurs leur permettre de mieux répondre aux demandes sociales, des pratiques artistiques jusqu’à la recherche d’informations. Elle valide aussi la légitimité de l’exception culturelle à la mondialisation, qui interdit de considérer les objets culturels comme de quelconques marchandises.
Moments stabilisés de pratiques de production et d’interprétation, les objets culturels sont des moyens et résultats des performances (au sens de cours d’action complexes) : aussi ne relèvent-ils pas d’ontologies, mais d’une praxéologie.
Dans le cadre d’une anthropologie sémiotique, on proposera une typologie des objets culturels. N’avons-nous le choix qu’entre les fétiches et les idoles ? Du vase grec à la monnaie, on donnera quelques exemples problématiques. À contre-courant des florissants programmes de naturalisation, notre propos s’engagera dans la direction d’une complète culturalisation du sens.
Cette étude interdisciplinaire adopte le point de vue de la sémantique linguistique pour distinguer les phases de la constitution et de l’interprétation des objets culturels : sémiotisation, sémantisation, textualisation. Elle projette une sémiotique des interrelations entre les textes et les autres performances sémiotiques.

Accéder au document en ligne : ici.

« Performances et objets culturels: nouvelles perspectives » Sous la direction de Louis Hébert et Lucie Guillemette

Performances et objets culturels- nouvelles perspectives

Performances et objets culturels: Nouvelles perspectives. Sous la direction de Louis Hébert (Université du Québec à Rimouski) et Lucie Guillemette (Université du Québec à Trois-Rivières). Québec : Presses universitaires de Laval, 2012. EAN 9782763790558. Prix 59,95CAND. 538 p.

Extrait de la présentation de l’éditeur :

« En guise d’introduction à ce livre, posons quelques balises pour l’étude des performances culturelles et des objets qu’elles produisent à leur terme.

Nature et culture

La culture est traditionnellement interdéfinie avec la nature. L’homme est tantôt tiré du côté de la nature – par exemple, en tant qu’animal raisonnable –, tantôt du côté de la culture – par exemple en tant que maître adamique de la nature –, tantôt placé comme médiateur entre les deux – n’a-t-il pas et un corps et un esprit, n’est-il pas la nature produisant la culture à travers ses objets (matériels ou idéels) ? Cette prééminence de l’humain est contestée, et l’on parle maintenant de cultures animales : alors « l’innovation et sa transmission ne suffisent pas à définir la spécificité des cultures humaines ; c’est la diversification et l’autoréflexion des pratiques techniques et sémiotiques qui les distingue » (Rastier, 2002 : 5). La nature de la culture, de l’objet et de la performance culturels, déjà problématique, s’en trouve modifiée.

Nature polyculturelle des objets

Performances et objets appartiennent à une série circoncentrique de zones culturelles d’étendues croissantes. C’est que les cultures connaissent des paliers descriptifs, de la zone culturelle minimale à la zone culturelle maximale. Si l’on peut sans doute à bon escient parler de culture ethnique, sociétale, nationale, où s’arrête la culture transnationale : peut-on parler, par exemple, d’une culture européenne, d’une culture occidentale et, pourquoi pas, planétaire ? Où commence la culture : une profession, une entreprise (on parle couramment de « culture d’entreprise »), une institution, une ville sont-elles coextensives d’une culture particulière ? Chose certaine, des relations hiérarchiques s’établissent entre différents paliers culturels si bien que l’on peut parler d’usages, normé ou non, d’une culture. Proposons d’appliquer à la culture le traitement qu’Humboldt (Rastier, 2002 : 244) a fait des langues : les cultures doivent non seulement être envisagées dans leur diversité mais dans leur diversité interne et jusque dans les usages individuels qui en sont faits.

Une même performance, un même objet peut appartenir à des zones culturelles distinctes d’un même palier descriptif. Deux cultures peuvent se fondre partiellement ou complètement ou une nouvelle culture peut émerger plus ou moins complètement d’une autre culture. Se posent alors la question de la pondération des deux éléments constitutifs (l’un prédomine-t-il ?) et celle de l’intensité du mélange/tri (à quel point leur mélange ou leur séparation est-il achevé ?). Les quatre grands degrés – ou d’un point de vue dynamique, les quatre grandes étapes – de mélange/tri sont la séparation, la contiguïté, le mélange (ou brassage) et la fusion (Zilberberg, 2000 : 11). Ainsi, le métissage culturel, qui rapproche des zones culturelles différentes, relève du mélange, « pratique sémiotique figurale indépendante des contenus circonstanciels investis » (Zilberberg, 2000 : 8). »

Source: Fabula.org Information publiée le dimanche 12 février 2012 par Matthieu Vernet 
http://www.fabula.org/actualites/l-hebert-l-guillemette-dir-performances-et-objets-culturels-nouvelles-perspectives_49449.php 

« Les stratégies de déculturation dans les conflits contemporains: nature et traitement des attaques contre les objets culturels » par Françoise SIRONI

Revue Sud-Nord

Article de Françoise Sironi paru dans la Revue de psychiatrie Sud/Nord, n°12, 1999

Extrait :

LES OBJETS CULTURELS : DÉFINITION

« Un objet culturel est un objet actif, qui opère sur l’ensemble d’un groupe de manière visible, mais la plupart du temps de manière invisible. Il a une fonction précise, reconnue (quand elle est connue) par l’ensemble d’un groupe ou par un groupe d’initiés. Les objets culturels sont très nombreux et multiples quant à leur forme. Les décrire tous ici est certes impossible. Ce sont par exemple des fétiches, des objets de culte, des reliques, des prières, des parties de corps culturellement investies (comme l’utérus des femmes, …), des tombes, des « organisateurs de la transmission » (les rituels, les anciens, les griots et conteurs dans les sociétés à tradition orale, les lettrés et érudits dans les sociétés à écriture, …), des fonctions précises au sein d’une culture (prêtre, thérapeute, sage, devin, gardien de reliques, …), des théories, des cosmogonies propres à chaque groupe culturel, …

Lors des conflits, ces objets culturels font l’objet d’attaques délibérées et précises par l’ennemi et la soi-disant « modernité » des conflits contemporains n’enlève rien à ce constat. Bien au contraire, elle introduit de nouveaux objets, « modernes », dont la fonctionnalité est agissante sur l’ensemble d’une communauté. Nier l’attaque délibérée contre les objets culturels, c’est faire le jeu de « l’ennemi », dans les cas de figure où celui-ci laisse parfois la vie sauve aux individus. Cela lui permet de se targuer devant la « communauté internationale » d’être un fervent défenseur du droit des peuples qu’il domine. Au vu et au su de tous, il attaque nonobstant les objets culturels, privant ainsi une communauté de la substance vitale et de la force qu’elle tire de ce type d’objets.

L’attaque contre les objets culturels provoque une déculturation. Les procédés de déculturation ainsi que les objets sur lesquels portent les attaques sont fort nombreux. Nous analyserons brièvement ci-dessous ceux relevant des phénomènes contemporains dont j’ai pu constater l’impact ces dernières années, au travers des désordres psychologiques présentés par les patients que nous avons traités. »

SOMMAIRE

PREAMBULE clic

ARGUMENT clic

HYPOTHESES clic

LES OBJETS CULTURELS : DEFINITION. clic

DESCRIPTION ET ANALYSE DE MECANISMES D’ATTAQUES CONTRE LES OBJETS CULTURELS. clic

Le viol systématisé des femmes [10] . clic

Les enfants soldats et la fabrication de « l’homme nouveau » par les Khmers rouges au Cambodge. clic

Les janissaires modernes. clic

La disparition des anciens. clic

La guerre dite « de basse intensité ». clic

Les massacres collectifs. clic

L’arrestation des religieux et le saccage des lieux de culte. clic

L’enfermement et l’assassinat de thérapeutes traditionnels clic

UNE SOLUTION : LA STRATEGIE DE CAMOUFLAGE DES GROUPES MENACES DE DECULTURATION. clic

VERS UNE APPROCHE SPECIFIQUE ET CREATIVE DANS LES PRATIQUES DE LA PSYCHOLOGIE A CARACTERE HUMANITAIRE. clic

CONCLUSION clic

NOTES clic

BIBLIOGRAPHIE clic

« Les objets culturels » par Yann Nicolas

RÉSUMÉ

Le dernier étage de l’Aufbau de Carnap est occupé par le type des objets culturels (État, coutume, groupe social). L’examen des remarques fugitives de Carnap et la formulation des embarras ou des lacunes qu’elles manifestent montrent notamment, de l’intérieur, les faiblesses du cadre extensionnaliste en ce qui concerne la compréhension des objets culturels. La mention comparative de certains essais phénoménologiques d’ontologie des objets culturels (Husserl, E. Stein) suggère d’autres voies (ou bien rappelle l’extensionnaliste à ses devoirs).

Yann Nicolas, Philosophiques, vol. 26, n° 2, 1999, p. 301-314.

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Sciences : objets culturels ?!

Sciences - objets culturels

Entre science, culture et innovation, les centres de culture scientifique, technique et industrielle en Rhône-Alpes élaborent de manière permanente des « objets culturels » avec l’objectif de permettre à chacun d’accéder à une meilleure compréhension de la complexité du monde. Cette culture de la découverte se construit en réseau et dans une logique de partenariat avec les acteurs du monde de la recherche, de l’éducation et de la culture mais également avec ceux de l’économie, des industries et du tourisme. Sa dynamique s’instaure autour de valeurs fortes et de grandes thématiques ancrées sur les territoires. Ainsi, les 8 CCSTI de Rhône-Alpes sont autant d’espaces pour découvrir, expérimenter, créer, prendre connaissance, donner du sens, interagir, partager…, afin d’offrir à tous les moyens d’exercer un regard critique  et de participer à l’évolution de nos sociétés.

veille Sciences : objets culturels