« Cassirer et la philosophie de la culture » Christian BERNER

« De la Philosophie des formes symboliques (1923-1929), caractérisée dans la Logique des sciences de la culture comme des « prolégomènes d’une future philosophie de la culture », à l’Essai sur l’homme (sous-titré : Introduction à une philosophie de la culture humaine [1944]), la philosophie de Cassirer prend progressivement conscience d’elle-même comme réflexion sur la culture. Nous en esquisserons les grandes lignes à partir du contexte historique de la question des sciences de la culture, nous retracerons la méthode transcendantalemise en œuvre dans la Philosophie des formes symboliques, avant d’en venir à la transformation de la philosophie en anthropologie. Les perspectives épistémologiques rencontreront la dimension éthique de la pensée de Cassirer, notamment dans sa discussion de Simmel et sa critique de Heidegger, permettant de dégager les implications du concept de culture dans le prolongement de l’idéalisme critique. Pour l’étayer, nous aurons recours à des formes spécifiques comme le langage, le mythe, la technique. »

TOURS 19 janvier 2010

source : http://philosophie.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/wp-content/uploads/2010/01/cassirer-tours-culture.pdf

« Logique des sciences de la culture » Ernst Cassirer

Quatrième de couverture :

« Publiées en 1942, ces cinq études constituent l’un des tout derniers ouvrages d’Ernst Cassirer. On peut les considérer comme un véritable testament intellectuel car elles reprennent, en les approfondissant, les thèses essentielles de l’œuvre développées dans La Philosophie des formes symboliques.

La question posée est bien celle de la fondation des « sciences de l’homme » : quelles sont les conditions de possibilité de l’objectivité dans les sciences de la culture ? Si le fait culturel est susceptible d’être abordé sous l’angle de l’explication, son caractère spécifique de phénomène humain exige également une interprétation. Cassirer construit donc une science herméneutique. L’existence et la connaissance culturelles sont cernées au moyen d’une conception globale qui permet d’envisager le problème de l’objectivité des sciences de la culture dans tous ses aspects essentiels.

Jetant les bases d’une vaste herméneutique critique, cet ouvrage remet en cause la présentation doublement réductrice que l’on a parfois donnée de l’œuvre de Cassirer : néokantisme épistémologique ou historicisme sans principes. Véritable discours de la méthode, son intérêt est double : il fait apparaître l’unité de l’œuvre cassirérienne, et il renouvelle la réflexion sur l’univers historique de la culture. »

source : http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=4640

« L’histoire de l’art : un paradigme pour penser la logique des sciences de la culture » Muriel van Vliet

Revue Appareil, Numéros / n° 9 – 2012

Résumé :
« Comment penser la méthode et la spécificité propres aux sciences de la culture ? C’est à la possibilité pour l’histoire de l’art de constituer un paradigme pour les Kulturwissenschaften que le présent article est consacré. Partant des analyses de Foucault sur l’histoire de l’épistémologie des sciences, il montrera, avec Cassirer, la double valeur de l’histoire de l’art qui permet, négativement, d’indiquer l’insuffisance des fondations psychologique, physique ou historique des sciences de la culture et, positivement, d’insister sur les concepts de forme et de structure inhérents à ces disciplines. »

Plan:

1. Foucault et l’archéologie des sciences humaines. Quel paradigme pour les sciences de la culture?

2. La Logique des sciences de la culture selon Cassirer : quelle place pour l’histoire de l’art dans cette constellation du savoir ?

3. Critique des sciences de la culture

3. 1. Critique du modèle psychologique (Cassirer contre Dilthey)

3. 2. Insuffisance du modèle des sciences de la nature (Cassirer contre Sainte-Beuve et Taine)

3. 3. Insuffisance du modèle historique (Cassirer contre Windelband)

3. 4. Les sciences de la culture n’ont pas pour objet des valeurs invisibles, objectives ou idéales (Cassirer contre H. Rickert)

4. L’histoire de l’art comme paradigme des sciences de la culture

accéder à l’article en ligne : ici.

« Ernst Cassirer et l’art comme forme symbolique » Muriel Van Vliet (dir.)

« Ernst Cassirer et l’art comme forme symbolique », Muriel Van Vliet (dir.), Presses universitaires de Rennes, 2010, www.pur-editions.fr

introduction

Table des matières

Les auteurs

4ème de couverture :

« Cet ensemble d’essais consacrés à l’esthétique de E. Cassirer (1874-1945) permet de s’interroger sur la place et la fonction de l’art dans l’ensemble de la culture, par contraste avec les autres formes symboliques que sont le langage, la pensée mythique et la science. L’espace, le temps et la couleur y sont appréhendés du point de vue d’une phénoménologie de la perception et d’une théorie de l’art dont Maurice Merleau-Ponty s’est inspiré.
La théorie de la signification de l’image que Cassirer développe ouvre un dialogue fructueux avec les pères de l’histoire de l’art de son temps : A. Warburg, H. Wölfflin, E. Panofsky. L’art se définit comme un espace de vie où l’homme expérimente des possibles tout en réfléchissant activement à sa manière de « faire des mondes ». L’artiste explore les fonctions de sens que sont l’expression, la présentation et la symbolique pure – analogue à la signification pure des langages formels mathématiques. L’abstraction atteinte dans l’art de Klee ou de Kandinsky permet de dégager avec une liberté maximale les éléments d’une « logique » où formes et couleurs sont purement symboliques. Cette logique rend caduque la conception de l’art comme reflet de la réalité. L’autonomie du champ artistique est ainsi progressivement gagnée autour des concepts d’œuvre, de création et d’individu. »

source: Presses universitaires de Rennes (2010) http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2454

« Le parcours de Cassirer : de l’épistémologie néo-kantienne à une théorie sémiotique de la culture » Jean Lassègue

Sommaire:

1. La Philosophie des formes symboliques comme renouvellement de la perspective transcendantale (1910-1923)
11. Substance et Fonction (1910)
12. La théorie de la relativité d’Einstein (1921)
13. La philosophie des formes symboliques (1923 -1929)
2. La confiance à l’égard de la langue naturelle : le mythe et le rite
21. Une co-constitution du mythe et du langage
22. Une identité du mythe et du rite en tant que visant l’action efficace
23. Un caractère essentiellement métaphorique de l’activité sémiotique
3. La défiance à l’égard de la langue naturelle : deux cas de crise
31. La naissance conjointe de la philosophie et de la science
32. La crise contemporaine du symbolique : Cassirer / Carnap, Cassirer / Heidegger
321. Le rapport Cassirer / Carnap-Cercle de Vienne
322. Le rapport Cassirer /Heidegger
323. Le diagnostic portant sur la crise allemande
4. Caractérisation de la notion de forme symbolique
41. Trans-domanialité
42. Transmissibilité
43. Auto-évaluation
44. Opacité
Conclusion

source : http://formes-symboliques.org/article.php3?id_article=174

« Georg Simmel et les sciences de la culture » Jean-François Côté, Alain Deneault

Résumé :

Sous la direction de Jean-François Côté et Alain Deneault

La réception de l’œuvre de Georg Simmel dans le monde francophone a suscité depuis une vingtaine d’années de nombreuses présentations et des commentaires détaillés. Mais peu de travaux ont jusqu’ici entrepris une discussion critique et élargie de cette œuvre en la mettant en rapport avec d’autres disciplines (économie, philosophie, psychanalyse, sociologie, histoire, esthétique) et en la confrontant aux questions, aux débats et aux auteurs (Hegel, Husserl, Lacan, etc.) avec lesquels elle entretient des liens implicites. Le présent ouvrage met en rapport cette œuvre avec le domaine élargi des sciences de la culture, afin de faire ressortir à la fois l’originalité et la singularité de l’approche simmelienne dans ses rapports aux disciplines qu’elle a côtoyées. Les contributions rassemblées ici entreprennent ainsi un nouveau cycle dans la réception de l’œuvre de Simmel, en la mettant en rapport actif et dialectique avec la réflexion des sciences de la culture de tout le xxe siècle.

Textes de Marie-Laurence Bordeleau-Payer, Jean-François Côté, Alain Deneault, Louis Jacob, Jean-François Morissette, Maude Pugliese, Michel Ratté, Magali Uhl et Patrick Watier.

source : http://www.pulaval.com/catalogue/georg-simmel-
les-sciences-culture-9573.html

« Essais sur la théorie de la science » Max Weber

Deuxième essai : “Études critiques pour servir à la logique des sciences de la culture” (1906) Traduction de l’Allemand et introduit par Julien Freund

Weber, Max. Essais sur la théorie de la science. Traduits et introduits par Julien Freund. Pion, 1965, 543 p., bibliogr., index. Recherches en Sciences humaines, 19.

SOMMAIRE

1.  Éléments pour une discussion des idées d’Édouard Meyer
2.  Possibilité objective et causalité adéquate en histoire

« Les traductions étrangères de Weber sont ou bien trop interprétatives, c’est- à-dire souvent infidèles, comme les anglaises, ou bien peu accessibles comme les italiennes. La parution, en français, d’un nouveau texte de Weber constitue donc toujours un événement pour le public non germanophone. Le grand soin que le traducteur-éditeur a apporté à la présentation de ces quatre essais, fondamentaux pour la compréhension de l’épistémologie weberienne, renforcera leur satisfaction. Ces essais ont été publiés du vivant de l’auteur. Il s’agit de L’objectivité de la connaissance sociologique (1904), des Études critiques sur la logique des sciences sociales (1906), des Catégories de la sociologie compréhensive (1913) et du Sens de la neutralité axiologique (1917). Avec d’autres écrits de moindre importance, ils ont été réunis dans le гесueil posthume Gesammelte Aufsätze zur Wissenschaftslehre. Les écrits qui ne se trouvent pas traduits ici sont cependant représentés, sous forme abrégée et commentée, dans l’importante introduction où Julien Freund retrace avec beaucoup de science la genèse des thèmes majeurs abordés dans ces essais. Des notes abondantes mais concises nous renseignent sur la place que ceux-ci occupent dans l’œuvre et éclairent leur valeur d’actualité lors de leur rédaction. Ils ressortissent en effet pour la plupart, du grand débat méthodologique — Methodenstreit — qui préoccupa tant les philosophes et sociologues allemands avant la Première Guerre. La technique de traduction adoptée s’avère des plus heureuses. Les expressions- clefs sur lesquelles repose tout l’édifice théorique reçoivent en effet un traitement analytique, si bien qu’une phrase française entière ne rend parfois qu’un mot composé allemand. Le texte français paraît ainsi plus explicite, en tout cas de lecture plus facile, que l’original. Il ne trahit pas cependant celui-ci puisque l’éditeur a pris le soin de faire figurer entre crochets, dans le corps de la traduction même, les termes allemands difficiles. En félicitant le traducteur-éditeur de ce travail remarquable, on souhaitera seulement une parution plus rapide pour les autres volumes français de l’œuvre weberienne. » Karady Victor. Weber M., Essais sur la théorie de la science.. In: Revue française de sociologie. 1966, 7-3. Les changements en France. p. 411.

Les sciences de la culture chez Max Weber (article Wikipedia)