« Le parcours de Cassirer : de l’épistémologie néo-kantienne à une théorie sémiotique de la culture » Jean Lassègue

Sommaire:

1. La Philosophie des formes symboliques comme renouvellement de la perspective transcendantale (1910-1923)
11. Substance et Fonction (1910)
12. La théorie de la relativité d’Einstein (1921)
13. La philosophie des formes symboliques (1923 -1929)
2. La confiance à l’égard de la langue naturelle : le mythe et le rite
21. Une co-constitution du mythe et du langage
22. Une identité du mythe et du rite en tant que visant l’action efficace
23. Un caractère essentiellement métaphorique de l’activité sémiotique
3. La défiance à l’égard de la langue naturelle : deux cas de crise
31. La naissance conjointe de la philosophie et de la science
32. La crise contemporaine du symbolique : Cassirer / Carnap, Cassirer / Heidegger
321. Le rapport Cassirer / Carnap-Cercle de Vienne
322. Le rapport Cassirer /Heidegger
323. Le diagnostic portant sur la crise allemande
4. Caractérisation de la notion de forme symbolique
41. Trans-domanialité
42. Transmissibilité
43. Auto-évaluation
44. Opacité
Conclusion

source : http://formes-symboliques.org/article.php3?id_article=174

« Georg Simmel et les sciences de la culture » Jean-François Côté, Alain Deneault

Résumé :

Sous la direction de Jean-François Côté et Alain Deneault

La réception de l’œuvre de Georg Simmel dans le monde francophone a suscité depuis une vingtaine d’années de nombreuses présentations et des commentaires détaillés. Mais peu de travaux ont jusqu’ici entrepris une discussion critique et élargie de cette œuvre en la mettant en rapport avec d’autres disciplines (économie, philosophie, psychanalyse, sociologie, histoire, esthétique) et en la confrontant aux questions, aux débats et aux auteurs (Hegel, Husserl, Lacan, etc.) avec lesquels elle entretient des liens implicites. Le présent ouvrage met en rapport cette œuvre avec le domaine élargi des sciences de la culture, afin de faire ressortir à la fois l’originalité et la singularité de l’approche simmelienne dans ses rapports aux disciplines qu’elle a côtoyées. Les contributions rassemblées ici entreprennent ainsi un nouveau cycle dans la réception de l’œuvre de Simmel, en la mettant en rapport actif et dialectique avec la réflexion des sciences de la culture de tout le xxe siècle.

Textes de Marie-Laurence Bordeleau-Payer, Jean-François Côté, Alain Deneault, Louis Jacob, Jean-François Morissette, Maude Pugliese, Michel Ratté, Magali Uhl et Patrick Watier.

source : http://www.pulaval.com/catalogue/georg-simmel-
les-sciences-culture-9573.html

Documents, Textes, Oeuvres — Colloque de Cerisy (6 au 13 juillet 2012)

DIRECTION : Driss ABLALI, Sémir BADIR, Dominique DUCARD

Avec la participation de François RASTIER

ARGUMENT

François Rastier œuvre à l’élaboration d’une théorie d’ensemble du texte, pour dépasser les limites de fait où s’est longtemps tenue la linguistique et articuler différents paliers de complexité. Le texte, ainsi placé au centre de la réflexion sur la langue et les arts du langage, devient l’objet empirique de la linguistique. Unité « minimale » de la description, il exige la constitution critique des documents dans un corpus et appelle des méthodes d’analyse qui fassent droit à la déontologie herméneutique. Enfin, comme les textes sont des actes qui portent des valeurs, tant éthiques qu’esthétiques, il est légitime de préciser comment ils deviennent des œuvres, engagées dans une transmission.

Le présent colloque invite à dialoguer à partir des travaux de François Rastier, à en montrer les applications et les incidences dans divers domaines (études littéraires, linguistique, philologie numérique, sémiotique…). Ni bilan prématuré, ni hommage académique, il permettra d’exposer des travaux en cours et de préciser des recherches à venir, en laissant place aux débats sur les nouveaux observables, sur la méthodologie historique et comparative et sur l’épistémologie des sciences de la culture.

source : http://www.ccic-cerisy.asso.fr/rastier12.html 

INTERVENTIONS

ABLALI D., BADIR S., DUCARD D., RASTIER F.
Documents, Textes, Oeuvres

Introduction au Colloque de Cerisy (6 au 13 juillet 2012)
Résumé: François Rastier œuvre à l’élaboration d’une théorie d’ensemble du texte, pour dépasser les limites de fait où s’est longtemps tenue la linguistique et articuler différents paliers de complexité. Pour écouter l’introduction du colloque, téléchargement ici.
CRISTIAN BOTA
Résumé  : Dans ce texte d’introduction à la traduction et la publication en italien d’une anthologie de textes d’Eugenio Coseriu consacrés à la philosophie du langage, Cristian Bota présente le parcours intellectuel et les positions épistémologiques et gnoséologiques du linguiste.
FRANÇOISE CANON-ROGER et CHRISTINE CHOLLIER
Résumé  : VIENT DE PARAÎTRE Cet ouvrage présente dix études sur la détermination des textes par leur genre. Ces études portent à chaque fois sur un texte de littérature irlandaise et sur un texte de littérature nord-américaine. Elles s’inspirent d’une hypothèse formulée par la Sémantique des Textes et elles la mettent à l’épreuve des oeuvres. Une fois construite, la détermination des textes et des passages par le genre dont ils relèvent mène à leur spécificité. L’influence du niveau global (genre ou texte) sur le local (texte ou passage) n’empêche en aucun cas l’action rétroactive du passage sur le texte entier : le « passage » est donc un point d’accès au texte dans la mesure où le global passe par lui.
JEAN LASSÈGUE
Résumé  : Actes d’un colloque comprenant : Présentation (Jean Lassègue), Biological substrates of human kinship : the view from life history theory and evolutionary ecology (Camilla Power), Revisiting matrilineal priority (Chris Knught), Tetradic theory and the origin of human kinship systems (Nick Allen).
ANJE MÜLLER GJESDAL
Résumé  : Après une évaluation des théories de la signification, l’auteur s’attache à la place de ON dans la sémantique de l’énoncé, considérée dans ses liens avec la morphosyntaxe. Elle privilégie pour cela une approche contextuelle qui permet ensuite l’extension de la recherche à l’analyse textuelle à des corpus scientifiques et à une œuvre littéraire (L’excès — L’usine de Leslie Kaplan). L’étude prend pour cadre théorique la sémantique des textes.
TERESA OROZCO
Résumé  : Le livre de Teresa Orozco sur l’activité intellectuelle de Gadamer sous le national-socialisme permet de comprendre le rôle de l’intellectuel en politique autrement que par le biais de ses prises de position publiques et de son militantisme partisan. C’est par ses interprétations de la philosophie antique que Gadamer théorise ses ralliements, faisant de la politique platonicienne notamment une surface de projection autorisant la mise au pas des intellectuels ou la soumission de tous à l’ordre étatique, transfigurées en renvoi des sophistes hors de la cité idéale et en obéissance des « gardiens » à l’ordre juste.
VERÓNICA PORTILLO SERRANO
Résumé  : Ce travail de recherche a pour objet deux axes d’étude qui convergent vers la notion de genre au sein des sciences du langage. Le premier axe d’étude a pour objectif général de montrer la place que cette notion occupe dans diverses disciplines qui l’ont traitée de façon plus accentuée à partir des années quatre-vingts du XXe siècle en France. Dans ce premier axe la notion de type de texte, qui est proche de celle de genre, est également convoquée afin de rendre compte du rôle des typologies textuelles et des genres en didactique du français langue maternelle et du français langue étrangère. Une analyse portant sur le cadre épistémologique qui sous-tend des disciplines telles que la grammaire textuelle, la linguistique textuelle et l’analyse du discours qui ont traité les notions de type et de genre est proposée afin de comprendre les raisons pour lesquelles ces disciplines n’ont pas élaboré de théories des genres. Le second axe d’étude propose une réflexion – au sein d’une problématique dans laquelle sont abordées des questions telles que l’interprétation et la transmission – sur un genre scolaire qui est ancré dans l’enseignement secondaire et universitaire en France et au Mexique : le résumé scolaire. Cette réflexion a vu le jour grâce à l’analyse sémantique d’un corpus constitué de deux articles d’opinion (l’un en français et l’autre en espagnol) et de leurs réécritures par des étudiants français et mexicains en langues vivantes dans une faculté de lettres. L’objectif de cette analyse sémantique a été de mettre à l’épreuve l’hypothèse selon laquelle les réécritures de ces étudiants ne sont pas des condensés, ni des réductions, ni des contractions de leurs textes-source mais de nouveaux textes qui actualisent des éléments sémantiques absents dans ces textes-source. La démarche méthodologique permettant la constitution du corpus objet de notre analyse et de sa description a trouvé ses fondements dans la « Sémantique interprétative » de François Rastier.
FRANÇOIS RASTIER
Résumé: L’auteur entend présenter les principes de la sémantique interprétative, puis situer ce courant de recherche au sein de la linguistique et de la sémiotique, pour évoquer enfin ses perspectives.
FRANÇOIS RASTIER
Des documents aux oeuvres

Colloque de Cerisy (6 au 13 juillet 2012)
Résumé  : François Rastier souhaite synthétiser des acquis de l’herméneutique et de la philologie pour promouvoir une sémantique des textes historique et comparée, appuyée sur la linguistique de corpus. Son projet intellectuel se situe dans le cadre général d’une sémiotique des cultures.
FRANÇOIS RASTIER
Clôture du colloque

Colloque de Cerisy (6 au 13 juillet 2012)
Résumé  : Conclusion du colloque par François Rastier
source : http://www.revue-texto.net/index.php?id=58 

Centre de connaissances et de culture : paralogisme ou mauvaise foi ?

Voir la Bande Annonce en VOST

Orange mécanique – 1971 – Stanley Kubrick

Lorsque j’ai reçu il y a quelques jours dans mon casier, donc par courrier, le Vademecum « Vers les Centres de Connaissances et de Culture », je me suis dit « c’est foutu! ».

C’est d’abord pas rien l’imprimé : le papier, ça fait autorité. C’est d’ailleurs curieux qu’un modèle qui semble mettre l’accent sur les nouvelles technologies soit diffusé sur un média si vétuste (preuve de l’utilité de dépasser l’opposition technophiles/technophobes en interrogeant la technique non comme objectif en soi mais comme média, c’est à dire « moyen de diffuser un contenu »)! Par cet envoi, j’ai le sentiment qu’on veut me forcer à poser mon regard sur quelque chose qui me dérange. L’image qui me vient c’est cette fameuse scène dans Orange mécanique où Malcolm McDowell a les yeux écarquillés par des pinces devant des images d’horreur associées à de la musique classique qui lui lavent le cerveau. Quel rapport de force cherche-t-on à nous imposer?

De plus, ça me pose question quant à l’implication du réseau SCEREN dans cette affaire : moi qui viens à l’origine de l’académie de Poitiers, où le lien entre professeurs documentalistes et CDDP/CRDP est particulièrement étroit, je me demande ce que va devenir ce partenariat et sous quelles conditions il va perdurer. Par exemple, les professeurs documentalistes, s’ils/elles ne cautionnent pas le 3C, peuvent-ils accepter que leurs groupes de travail soient réunis sous la houlette des CDDP? Il  nous faut prendre une position ferme et claire vis à vis d’un modèle qu’on tente de nous imposer, sans concertation, et vis à vis des institutions qui le portent.

Analyse du 3C sous l’angle de la culture

Vers quel modèle nous dirige-t-on? D’abord, les analyses critiques du 3C ne manquent pas : voir l’article de Gildas Dimier ou l’article de Géraldine Gosselin ou l’article de Florian Reynaud ou encore l’article de François Daveau, ou l’article d’Olivier Le Deuff (très drôle!) ou les 3 épisodes d’Olivier Le Deuff, ou l’article de Pascal Duplessis, ou l’article des professeurs documentalistes de l’académie de Lille, pour ne citer qu’eux. Mais dans cette histoire, ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant le glissement assumé de l’expression learning centre vers celle de Centre de connaissances et de culture, certes ennuyeux, que l’apparition du terme « culture » dans le sigle 3C.

Qu’appelle-t-on « culture » dans ces centres de connaissances et de culture ? Commençons par reprendre les 3 entrées du vademecum: 1 – Engager une démarche collective et concertée ; 2 – Mettre les espaces et les temps au service de chacun des élèves ; 3 – Diversifier et personnaliser ressources et services. A première vue, on ne va pas nous parler de culture mais de concertation, de gestion du temps et de l’espace, et de diversification/personnalisation des ressources (qu’on suppose numériques). Alors, sous quel chapeau se cache la culture? Après lecture approfondie, on retient quelques termes en lien avec la culture: lecture, territoire culturel, accès aux ressources (indirectement, c’est ce qui permet d’acquérir connaissances et culture générale), culture de l’information, veille documentaire, etc. Des termes qui nous parlent (et peut-être rassurent certains, pas moi!) mais à aucun moment ne définissent la polysémie du mot « culture », ni ne l’inscrit dans une pédagogie. Et même en se rendant sur un site acquis à la cause du 3C (tenu par l’un de ses contributeurs), censé éclairer le choix des mots, on reste bouche bée. Pourtant les motivations et les moyens sont là: l’accès aux ressources garantit la culture des élèves et l’enrichissement des connaissances ; l’inscription dans une lignée républicaine inspirée de Condorcet voit la culture comme synonyme de liberté et de citoyenneté. Mais il manque l’essentiel : tout ce qui fait que cette culture est positionnée au centre de l’acte d’apprentissage et pédagogique.

Voilà notre paralogisme annoncé dans le titre. « Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper » (source: Encyclopaedia Universalis). Étymologiquement, commettre un paralogisme c’est « raisonner à côté ». La « diversion » ou « l’écran de fumée » font partie des paralogismes informels. On tient le bon bout: le terme « culture » dans le sigle 3C n’est qu’un écran de fumée trompant sans le vouloir notre logique.

Quelle logique pourrait-on attendre d’un document s’interrogeant sur un lieu qui place la culture au centre des attentions éducatives ? Quelles réflexions pourrait-on mener ?

– définitions du terme, autonomie et interactions: la culture dans son opposition fondamentale ou relative à la nature ; la culture comme caractéristique d’un groupe social ; comme ensemble des manières d’agir, de penser, et de sentir ; culture et anthropologie ; culture et histoire ; culture et littératures ; culture et langage ; culture et techniques ; culture et information ; la culture comme ensemble des connaissances acquises ; comme production de biens ou d’objets culturels (considérés non seulement comme des œuvres mais pris aussi dans leur sens anthropologique : ex.: les langues) ; ses manifestations, ses usages, ses transmissions ; etc. La culture comme « ensemble des connaissances acquises », véhiculée par le 3C, ne révèle qu’une infime partie de la richesse du terme.

– réflexion épistémologique et axiologique: par où aborde-t-on la culture? D’où parle-t-on? Quelle idéologie traverse notre projet? Quel est le socle théorique de référence (les sciences de l’information et de la communication, les sciences de la culture, la culture scientifique et technologique, etc)? Quelles valeurs, en lien avec la culture, véhiculées par ce projet? On a l’impression que le 3C n’aborde pas ce questionnement, qu’il baigne dans une idéologie techniciste c’est à dire, pour reprendre les mots de Simondon, « un technicisme intempérant qui n’est qu’une idolâtrie de la machine »¹.

– réflexion pédagogique et didactique: Qu’entend-on par pédagogie active (elle ne signifie ni autonomie ni absence de pédagogie)? Quelles positions pour l’élève et l’enseignant: utilisateur/aide; consommateur/producteur de services; apprenant/enseignant; contractants? Quels contenus pédagogiques: les référentiels pour la maîtrise de l’information, le Pacifi (Vademecum 2.07) en sachant qu’il est lui-même très controversé, l’enseignement de la culture? Que vise-ton pour l’élève? Quelles valeurs à transmettre aux élèves par ce projet? Et comment les transmettre? On s’interroge sur le projet pédagogique du 3C. En existe-t-il seulement un?

Évidemment, du point de vue des sciences de la culture, en particulier sous l’angle sémiotique, le projet du 3C ne tient pas, tellement le signifiant « culture » est pauvre en signifiés, ce qui donne une sémantique stérile, ainsi qu’un rapport de signification entre signifiant et signifiés médiocre. On peut prendre comme exemples les liens inexistants entre culture et anthropologie (quelle place pour les objets culturels dans ce centre?), entre culture et sociologie (quel travail autour des héritages socio-culturels des groupes sociaux qui fréquenteront ce centre?), entre culture et histoire (quelle place pour l’enseignement de l’histoire culturelle?), entre culture et arts (quelle place pour les matières textuelles, les images, les sculptures, la musique, les productions filmiques, les arts du spectacle?). La liste est longue et signifie bien l’absence de tout référent culturel dans le 3C.

A ce propos, le paralogisme dont nous parlons ne touche pas que les CDIstes. C’est dans l’air du temps. Les universités voient de leur côté d’un très mauvais œil le logiciel SYMPA (SYstème de répartition des Moyens à la Performance et à l’Activité) qui est un système de calcul de l’allocation des moyens attribués aux universités, contesté par des universitaires et des présidents d’universités. Là aussi l’acronyme cache une réalité très éloignée de -voire contradictoire avec- ce que son signe linguistique transporte comme valeurs et représentations. A ce stade, on ne parle plus de paralogisme puisque la mauvaise foi a pris le dessus sur l’erreur de jugement.

Renommer le 3C

Terminons notre critique constructive en aidant à renommer le 3C. Puisque c’est l’autonomie, l’accès aux ressources et la convivialité qui semblent être le cœur du projet, je propose donc une 1ère appellation: « cybercafé scolaire ». Un lieu qui finalement ne nécessite pas une réflexion culturelle en amont pour définir son projet pédagogique, porté par des techniciens, offrant un accès moderne aux ressources ainsi que des services à la demande et ne nécessitant pas la présence d’enseignants (qu’ils soient professeurs documentalistes ou issus d’autres disciplines).

On pourrait aussi parler de « Centre d’autonomie et de technologies proactives ». L’autonomie tient encore une place de choix et les TICE sont au cœur du projet. On parle aujourd’hui de pédagogies proactives, les margarines Fruit d’Or sont pro-activ’, les cours de gym sont pro-actifs, les centres de formations linguistiques sont proactifs, les coachs publicitaires sont proactifs, le développement personnel est proactif, la RIAA (équivalent américain de la SACEM en France) est proactive, les agences immobilières sont proactives, Fruitymag (professionnel du référencement sur Internet) est proactif, certaines banques sont proactives, les pubs contre l’acné sont proactives. Bref, la société du savoir n’est plus, le nouveau paradigme de la société d’aujourd’hui c’est la proactivité. Il est donc temps que l’éducation nationale soit proactive, et qu’en son sein naissent les « Centres d’autonomie et de technologies proactives ».

En conclusion, le 3C ne pose pas la question de la culture dans les EPLE mais maquille du terme rassurant de « culture » un lieu qui ne propose rien d’autre qu’un accès à des ressources. A quand une réelle interrogation sur la place de la culture dans nos établissements?

Je tiens à remercier Gildas Dimier et M. François Rastier pour les échanges 
et leurs précieuses remarques.

« Essais sur la théorie de la science » Max Weber

Deuxième essai : “Études critiques pour servir à la logique des sciences de la culture” (1906) Traduction de l’Allemand et introduit par Julien Freund

Weber, Max. Essais sur la théorie de la science. Traduits et introduits par Julien Freund. Pion, 1965, 543 p., bibliogr., index. Recherches en Sciences humaines, 19.

SOMMAIRE

1.  Éléments pour une discussion des idées d’Édouard Meyer
2.  Possibilité objective et causalité adéquate en histoire

« Les traductions étrangères de Weber sont ou bien trop interprétatives, c’est- à-dire souvent infidèles, comme les anglaises, ou bien peu accessibles comme les italiennes. La parution, en français, d’un nouveau texte de Weber constitue donc toujours un événement pour le public non germanophone. Le grand soin que le traducteur-éditeur a apporté à la présentation de ces quatre essais, fondamentaux pour la compréhension de l’épistémologie weberienne, renforcera leur satisfaction. Ces essais ont été publiés du vivant de l’auteur. Il s’agit de L’objectivité de la connaissance sociologique (1904), des Études critiques sur la logique des sciences sociales (1906), des Catégories de la sociologie compréhensive (1913) et du Sens de la neutralité axiologique (1917). Avec d’autres écrits de moindre importance, ils ont été réunis dans le гесueil posthume Gesammelte Aufsätze zur Wissenschaftslehre. Les écrits qui ne se trouvent pas traduits ici sont cependant représentés, sous forme abrégée et commentée, dans l’importante introduction où Julien Freund retrace avec beaucoup de science la genèse des thèmes majeurs abordés dans ces essais. Des notes abondantes mais concises nous renseignent sur la place que ceux-ci occupent dans l’œuvre et éclairent leur valeur d’actualité lors de leur rédaction. Ils ressortissent en effet pour la plupart, du grand débat méthodologique — Methodenstreit — qui préoccupa tant les philosophes et sociologues allemands avant la Première Guerre. La technique de traduction adoptée s’avère des plus heureuses. Les expressions- clefs sur lesquelles repose tout l’édifice théorique reçoivent en effet un traitement analytique, si bien qu’une phrase française entière ne rend parfois qu’un mot composé allemand. Le texte français paraît ainsi plus explicite, en tout cas de lecture plus facile, que l’original. Il ne trahit pas cependant celui-ci puisque l’éditeur a pris le soin de faire figurer entre crochets, dans le corps de la traduction même, les termes allemands difficiles. En félicitant le traducteur-éditeur de ce travail remarquable, on souhaitera seulement une parution plus rapide pour les autres volumes français de l’œuvre weberienne. » Karady Victor. Weber M., Essais sur la théorie de la science.. In: Revue française de sociologie. 1966, 7-3. Les changements en France. p. 411.

Les sciences de la culture chez Max Weber (article Wikipedia)

Cairn.info – veille « sciences de la culture »

Cairn.info est né de la volonté de quatre maisons d’édition (Belin, De Boeck, La Découverte et Erès) ayant en charge la publication et la diffusion de revues de sciences humaines et sociales, d’unir leurs efforts pour améliorer leur présence sur l’Internet, et de proposer à d’autres acteurs souhaitant développer une version électronique de leurs publications, les outils techniques et commerciaux développés à cet effet. En février 2006, la Bibliothèque nationale de France s’est associée à ce projet, de façon à faciliter le développement d’une offre éditoriale francophone, sous forme numérique. Cairn.info réunit, en outre, différents investisseurs institutionnels, notamment Gesval, la société ayant en charge la gestion des participations de l’Université de Liège. En France, le Centre national du livre apporte son soutien à cette initiative.

veille Cairn.info

une introduction aux sciences de la culture – s. Bouquet F. rastier

Une introduction aux sciences de la culture, sous la direction de François Rastier & Simon Bouquet, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Formes sémiotiques, 297 p. Novembre 2002.

« Si les sciences cognitives entendent de longue date « naturaliser » l’ensemble des phénomènes culturels, d’autres programmes pluridisciplinaires apparaissent aujourd’hui. En effet, les sciences humaines et sociales font l’objet de demandes pressantes concernant le sens, et nouent des liens nouveaux avec les sciences de la vie, la paléontologie, l’éthologie, la génétique des populations, pour éclairer la genèse de l’espèce humaine, des cultures, des ethnies, des individus. Les réflexions sur le développement du langage et des autres systèmes de signes prennent un nouvel essor. Tout cela dessine le contour d’un nouveau continent scientifique, celui des sciences de la culture. Sans prétendre à une synthèse prématurée, les auteurs de cet ouvrage précisent les apports de leurs disciplines, génétique, éthologie, anthropologie, archéologie, psychologie, sémiotique et linguistique. Ils partagent le souci commun de refuser les réductionnismes et de restituer la complexité des faits humains au sein des mondes culturels. »

Sommaire

Avant-propos – François Rastier (CNRS, Paris)

Ouverture

Chapitre 1 : De l’hexagramme cognitiviste à une sémiotique de l’interprétation – Simon Bouquet (Université de Paris X)

I. Les Genèses

Genèse de l’espèce

Chapitre 2 : Enjeux pluridisciplinaires des théories de l’hominisation – André Langaney (Université de Genève)

Chapitre 3 : Race, ethnogenèse et significations de la modernité – Rachel Caspari (University of Michigan)

Genèse de l’individu

Chapitre 4 : De la conscience émergente à la conscience partagée – Boris Cyrulnik (Centre hospitalier de Toulon-La Seyne-sur-Mer)

Chapitre 5 : La culture, le Soi et l’Autre – Jerome Bruner (New York University)

Archéologie

Chapitre 6 : Pour une protohistoire des catégories sémiotiques – Gian-Paolo Caprettini (Université de Turin)

Chapitre 7 : Des configurations archétypiques aux constructions sacrées ; des premiers symboles à l’expression écrite – Emilia Masson (CNRS, Paris)

II. Anthropologies et cultures

Langages et cognition

Chapitre 8 : Représentation, information et culture – Jean-Guy Meunier (Université du Québec, Montréal)

Chapitre 9 : Quel constructivisme pour la linguistique cognitive ? – Marco Bischofsberger (Université de Bâle)

Langues et interactions

Chapitre 10 : La culture, sémantique du social formatrice de la personne – Jean-Paul Bronckart (Université de Genève)

Chapitre 11 : Dialogisme et culture – Denis Vernant (Université de Grenoble)

Chapitre 12 : Les genres du discours comme modèles mentaux et culturels : l’interprétation dans une communauté culturelle – Carol Fleisher Feldman (New York University)

Anthropologies et diversité

Chapitre 13 : Culture, Esprit, Cerveau / Cerveau, Esprit, Culture – Clifford Geertz (Institute for Advanced Studies, Princeton)

Chapitre 14 : Anthropologie linguistique et sémiotique des cultures – François Rastier (CNRS, Paris)

Bibliographie générale

Recensement Erudit.org : Une introduction aux sciences de la culture

« Le père fondateur [Paul Otlet] de la bibliographie, qui entendait inventer un système permettant la mutualisation et le partage des fruits du génie humain, verrait aujourd’hui son rêve transformé en un système de sélection, et son utopie réduite à un knowledge mapping, résultat d’un agglomérat sans âme de critères, de recoupement de grilles et de faisceau d’indices. »
Barbéris Isabelle , Le cauchemar de Paul Otlet, Cités, 2009/1 n° 37, p. 9-11.